J’écris mon livre : il s’appelle La Puissance

Couverture tous droits réservés © Anna Wanda Gogusey

Aujourd’hui, je te raconte mes aventures dans le monde fabuleux de l’édition. 

Et si la publication de mon premier roman était un enjeu féministe ?

Mon podcast Marie Sans Filtre est diffusé sur toutes les plateformes d’écoute, ou à cette adresse : anchor.fm/mariesansfiltre

  • J’ai commencé à écrire un journal intime à 12 ans
  • J’ai décidé d’écrire un livre en 2018
  • J’ai profité de mon tour du globe en cargo pour l’écrire
  • J’ai écrit sa version complète pendant l’été 2019, alors que je vivais chez ma grand-mère à Lacrouzette
  • J’ai fait relire ce roman à 4 amies qui l’ont critiqué, corrigé, amélioré
  • J’ai finalement écrit 11 versions du livre
  • J’ai envoyé mon manuscrit à 50 maisons d’édition
  • J’ai reçu 30 refus
  • J’ai contacté des agent·es littéraires, qui m’ont recalée
  • J’ai pensé à l’auto-édition, pour que mon livre existe quelque part
  • Surprise en octobre 2020 : une agente littéraire m’a repérée pendant mon #SurvivorTour et a aimé le roman
  • Elle décide de chercher une maison d’édition pour moi
  • Elle prendrait une pourcentage sur les droits d’autrice, si je suis publiée
  • Elle reçoit refus et compliments de la part des éditeur·ices, mais rien ne se concrétise pour l’instant
  • La crise du coronavirus et les différents confinements handicapent le secteur de l’édition
  • Je m’informe et j’apprends que les premiers romans publiés sont en réalité le 4ème ou 5ème livre que leur auteur·ice a écrit, avant de trouver une maison d’édition
  • Dans l’épisode « Écrire condamne-t-il à la pauvreté ? » du podcast Spla$h, je découvre que : les femmes autrices sont payées 50 % de moins que les hommes auteurs, les femmes autrices reçoivent 50 % de réponses positives de la part d’un·e éditeur·ice de moins que les hommes auteurs, seul·es 2 % des auteur.ices vivent de leur plume, les droits d’auteur.ice plafonnent à 15 % du prix de vente du livre et la moyenne des ventes d’un livre est de 350 exemplaires en France.
  • Je sais que je ne vivrai jamais de ma plume. Tu peux écouter/lire mon épisode “Je suis une pauvre riche” pour comprendre mon rapport à l’argent. Mes allocations chômage s’interrompent dans quelques semaines et je me retrouverai au RSA ensuite.
  • Je repense à l’auto-édition. Et pourquoi pas un crowdfunding ?
  • Je veux que ce livre existe quelque part, pour passer à mon prochain roman, tiré de la vie de ma grand-mère maternelle
  • Puis à un essai sur la sexualité moderne et féministe, que j’aimerais co-écrire avec ma meilleure amie
  • Puis à un livre enquête sur l’industrie nucléaire, tiré des révélations de ma mère qui y a travaillé et a découvert de graves manquements et mensonges d’Etat 
  • Puis à un polar sur la vengeance d’une femme violée et la révolution lesbienne qu’elle lance en prison 
  • Puis à un essai sociologique sur la culture du viol et l’idée qu’il faut coucher pour réussir. Je veux explorer les représentations du travail du sexe, l’opposer et le différencier du viol patronal

Et toi, tu veux écrire ? Tu as déjà écrit 1 ou plusieurs livres ? Quelle est ton expérience avec les maisons d’édition, si elle existe ? Penses-tu qu’écrire condamne à la pauvreté ? Ecris-moi pour partager ton expérience et ta vision.

Marie Albert

22 janvier 2021

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Marie Albert

Aventurière, journaliste et autrice féministe

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